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Froid qui pique As de pique Qui me l’a dit ? Est-ce la souris ?
Neige blanche agacée Rois et reines enlacés Trèfle, cœur ou carreau ? Pourquoi pas château ?
Les doigts s’agitent Les cartent s’invitent A toutes les tables Pas toujours aimables.
Atout cœur Quel malheur ! Quel bonheur ! A chacun son heure.
De gagner qu’importe Que l’un prenne la porte Et le jeu agonise. Dans un coin, une chemise, Laissée en gage Par un page. Quelques mégots, Pas de magots…
Accoudés au comptoir, Les joueurs, sur le départ, Fouillent leurs poches, Vides comme leurs valoches ! Plus aucun sou, Pour boire un coup !
La rue obscure accueille La défaite des uns, La victoire sans écueil De quelques-uns…
28.12.05 Poème écrit par Sylvie Guggenheim © Copyright Sylvie Guggenheim
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Dernière mise à jour le 28 août 2006 © Copyright Sylvie Guggenheim |