Les poétiques : Rêve d’infini

Cette nuit j’ai rêvé…
J’ai rêvé d’un amour si grand qu’il effaçait toutes les peines du monde.

Il a surgi du passé, au détour d’une rue humide sautant par-dessus un canal.
Il m’a regardée, je l’ai reconnu.
Regards perdus dans les foules, regards qui se cherchent, s’accrochent, ne peuvent plus se détacher l’un de l’autre, oublient le quotidien et ses contraintes, ignorent le monde et ses misères, juste un éclat, un feu d’artifice…

Je me sens grandir, grandir infiniment, embellir, rayonner dans ses yeux, pour lui uniquement, pour l’univers grâce à lui.

Je suis partie, il m’a suivie.
Puis au moment où j’allais disparaître sous un porche, dans une maison trop vide, il m’a rattrapée, a saisi ma main et m’a entraînée avec lui, échappant à l’emprise d’une vie trop uniforme.

Pas un seul mot, juste le contact de sa main et son regard si doux, si caressant.
Il m’a emmenée sous les arbres et le soleil, m’a contemplée encore et encore…
Lorsqu’il m’a serrée dans ses bras, un sentiment étrange, inconnu a submergé mon être. Comme un soulagement, un soulagement d’avoir enfin trouvé la paix, la plénitude après laquelle j’avais toujours couru. Il m’a transmis sa Force et son Amour. Il m’a offert sa Joie et sa Sérénité. Avant de partir, il m’a fait cadeau d’un livre, le livre de ma vie. Je l’ai ouvert et me suis envolée dans les airs, loin au-dessus de la ville, la tête à l’envers, chevauchant, intrépide, le vent et les tempêtes, des rires aux éclats plein les oreilles… ma vie était magique, ma vie était merveilleuse !

Il m’a prise encore une fois dans ses bras. J’ai compris alors que jamais il ne m’abandonnerait, qu’il m’Aimerait toujours, car son Amour n’avait pas de limite. Il m’a promis de revenir un jour…

Écrit par : Sylvie Guggenheim

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