Les loufoques : Un baron trop glouton

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Un jour, tandis qu’un baron, Gaston, à califourchon sur son bourricot, baladait son corps glouton dans nos bois, un bandit sans foi ni loi, ayant pour nom Filou, surgit d’un buisson. Surpris, Gaston tomba du dada.

– Par ma fois, vos habits vous vont plutôt mal, dit Gaston, parfait maboul assis sur un sol qu’il trouvait plutôt dur. Tous vos frous-frous sont d’un laids !

Filou savait qu’il n’avait pas tout à fait tort, mais il n’avait plus aucun sou pour nourrir son fils. Qu’importait donc son habit !

– Mon fils a faim, cria Filou, furax.

– J’ai du chocolat fondant si ça va pour vous ! »

– Non, nous voulons du fric, dit un habitant du bois, sorti soudain d’un buisson.

– Voici mon fils du doux nom d’Assassin. Il vous offrira moult coups pour vous punir !

– Un bonbon, alors ? proposa Gaston tout suant.

Il fouilla dans son pantalon pour sortir son bonbon, mais prit un coup sur son front. Son bonbon tout gluant tomba. Gaston sanglota. Assassin fut si surpris qu’il abandonna son bâton. Puis il fouilla son pantalon. Il y avait bonbons à foison, mais aucun sou. La nuit tomba, un loup hurlait à mort tandis qu’un hibou hululait.

– Partons ! Il n’a pas un sou sur lui, dit Filou.

– Oui, tu as raison. Laissons pourrir ici ton idiot d’aristo, dit Assassin. Sans son dada, il n’ira pas loin !

Pour fuir, Filou vola donc son bourricot, tandis qu’Assassin riait du baron qui proposait :

– Pourquoi pas un macaroni ?

Puis Assassin suivit son papa, abandonnant à son sort un baron par trop fou.

Écrit par : Sylvie Guggenheim

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